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01/02/2026

Tarzanides n° 673

 

D’antiques sans-culottes

 

Au premier coup d’œil – même l’oeil d’un Lynx à Tifs – voit simplement du normal dans cette première page du SPIROU n° 1376 de l’an 27 août 1964.

 

BD Spirou, n° 1376, 1964, couv..jpg

 

Du normal qui convient alors à la Loi datée de 1949, votée par les catholiques papistes et les communistes staliniens. Une LOA prétendant supprimer toute allusion en dessous de la ceinture dans les illustrés BD éditées en France. En réalité, le but sournois de ces messieurs-dames était de parvenir à handicaper commercialement tous les journaux destinés à la jeunesse puisque leur achat dépendait de l’argent fourni par l’environnement familial. Cathos et Cocos débutèrent toute une campagne diffamante par laquelle ils affirmaient que toute bande dessinée ne provenant pas de leur Chapelle ou de leur « Maison du Peuple » incitait les enfants à commettre des actions malhonnête.  

 

Donc, ici, SPIROU, année 1964 ... Les croyants religieux parlent plus volontiers d’un être humain plutôt que de la réalité de l’animal humain. Un bipède dont tous les organes se sont développés dans la filiation de ceux des animaux. Mais insistez dans une conversation relative à l’existence naturelle de l’humain : manger, digérer, déféquer ; et il y aura souvent un religieux pour affirmer que nous ne sommes quand même pas semblables aux singes puisque nous possédons une ... âme. Eux pas !

 

BD Spirou, n° 1376, 1964, pages internes.jpg

 

L’âme ? Je l’avais oubliée celle-ci ! Il y eut même des années où, dans les Beaux Arts de Paris, plusieurs apprentis rapins comme moi certifiaient que Michel Ange et Léonard qui disséquaient les cadavres humains, étaient en réalité à la recherche de ... l’âme. Il y eut même un des mes contradicteurs qui affirma qu’un savant - ? – avait constaté qu’un corps humain mort pesait moins lourd que vivant, et que la perte de poids était toujours identique que le mort soit gros gras ou maigre osseux.

 

- Et le petit poids constamment manquant apportait la preuve de l’existence de l’âme.

 

Sans blague ! Et moi qui croyais que l’âme immatérielle donc sans poids. Alors vous pensez bien que je retourne tout de suite à SPIROU n° 1376. Et tenez ferme votre ceinture de sécurité. A l’intérieur de cet hebdomadaire pages 36-37, existe un petit reportage à propos du sport et des compétitions sportives chez les grecs antiques : le PENTATHLON.

 

- Le pantalon ?

 

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N’blaguons pas là-dessus ! C’était hyper sérieux les fêtes païennes d’Olympe. Le saut en longueur, la boxe, la lutte, etc ... etc ... les hommes en étaient les seuls athlètes concurrents, souvent même entièrement dénudés.

 

Et figurez-vous que dans ce numéro de Spirou deux dessins + ou – copiés sur des graphismes grecs d’époque, apparaissent, représentant deux messieurs vus de profil, chacun avec son zizi bien visible. C’est en ceci un record absolu parmi les magazines destinés aux enfants français d’avant le déjà mythique Mai 68 ! Doux Jésus ! Quelle honte t’honteuse !!

 

Mais le plus rigolo, si j’ose encore dire, c’est que les jeunes filles et les femmes mariées étaient interdites de présence pendant ces jeux olympiques en Grèce. Les seules dames autorisées par leur présence utile aux hommes, étaient des femmes, jeunes ou âgées, généralement archi-jalousées et insultées par les autres femmes. Devinez lesquelles

 

Bar Zing

 

21/01/2026

Tarzanides n° 672

Avec Raymond, Prentice

 

Ce jour, feuilletant La Montagne quotidien de papier, j’ai stoppé sur la page ... Des obsèques.

Cette page était, si j’ose dire, la rubrique préférée par ma grand-mère paternelle pendant les années de mon enfance. Mais pas dans La Montagne (dans le Centre Républicain). Quant à moi dans ce même journal ce que je venais lire c’était une BD d’origine r’américaine titrée RIP KIRBY. Un chef d’oeuvre du genre créé par Alex Raymond puis prolongé par un de ses élèves John Prentice. Celui-ci amplifia dans les vignettes les jeux noirs et blancs du graphisme.

 

Plus tard les lecteurs – trices de l’illustré SPIROU parmi ceux - celles qui ne connaissaient pas encore le fameux détective Kirby, apprirent son existence grâce à un article signé par Morris.

 

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Nous étions alors dans le numéro 1438 de SPIROU, en date de 1964 ou 65 ... Et cet illustré fameux préparait la reconnaissance officielle des valeurs artistiques et littéraires des bandes dessinées les mieux réussies. C’était bientôt la consécration d’un Neuvième Art.

 

Reste que j’ai relu deux fois l’avis de funérailles de Monsieur ... Fleurdebite.

 

Je suppose qu’au moment de la récrée ce Monsieur pendant sa scolarité en entendit des vertes et des pas mûres dans le bac à sable.

 

 Bar Zing

 

17/08/2025

Tarzanides du grenier n° 655

ZAR’O

Editeur Claire Jeunesse

Année 1947

Dessin MOUMINOUX

 

 

Ce pockett n° 1 date de 1986. Mise en route à cheval par Les Éditions de la Page Blanche. L’omniprésence du Sergent Garcia donne à penser que ce nième renard du Mexique s’est fait sous l’influence des séries TV « à la pointe de son fouet » réalisées par les Studios Walt Disney. Sans oublier qu’un français déjà connu comme batteur dans le jazz allait jouer à son tour le rôle de ce Sergent Garcia pas mauvais bougre : Moustache.

 

BD Zorro, n° 1, 1986.jpg

 

Pour ce qui concerne les BD de notre pays nos éditeurs pensèrent qu’en réduisant les dimensions des, pages de nos illustrés, ils en augmenteraient les ventes. Nous étions alors dans la moitié des années 50 de 1900, les instituteurs hussard en blouse grise méprisaient nos lectures d’illustrés : « Je te confisque ce guignol ! Je te le rendrai à la fin de l’année scolaire ». Cause toujours menteur ! Le guignol finissait à la poubelle.

 

De nos jours la BD française est en pleine décomposition. Même les titre publiés en collaboration avec l’Italie ont disparu. Tenez, exemple : KIWI dont le numéro final - 582 – nous fit un signe d’adieu en janvier 2003.

 

Si vous avez la curiosité de lire les arguments avancés par les catholiques et les communistes en 1949 pour justifier le vote d’une LOA de censure en juillet 1949, vous avez remarqué que les borborygmes, les explosions et les zigzags comme déchirant le papier étaient dénoncés comme nuisibles à la bonne éducations des enfants. Cette Loi de Juillet 1949 n’étant pas abrogée comment se fait-il qu’un MANGA ne soit pas réprimandé ?

 

Les collectionneurs vieillissants tels que moi préfèrent la première série ZORRO celle de l’éditeur CHAPELLE, série apparue en remplacement de Jeudi Magazine. Le dessinateur OULIE assura les images du Justicier Masqué même lorsque l’hebdomadaire ZORRO modifia son nom pour celui de l’INVINCIBLE dont l’ultime numéro fut 144.

 

BD Zorro L'Invincible, 1955.jpg

 

Êtes vous d’accord avec moi : l’Alain Delon déguisé en Zorro ne nous a pas fait oublier Douglas Fairbanks.

 

Bar Zing

 

 

09/02/2025

Tarzanide n° 629

 

LE RENARD ET LE CORBEAU

 

En ces journées froides et ternes, j’allume l’éclairage d’un plafonnier ancestral, mode 1900 : trois ampoules couvertes chacune d’une cloche transparente en forme de tulipe. Et ça pour réussir petit à petit un triage de dessins anciens dont je retarde depuis longtemps l’épreuve.

 

Toutefois il ne s’agit pas de coups de crayon venus de moi mais de quelques-uns de mes jeunes adhérents. Tenez, l’un d’eux. Il doit dater de 1982 ou 1983, lorsque j’espérais quelque peu éditer un numéro cinq trimestriel du journal RECTO-VERSO de notre association AJBD. J’avais proposé à trois ou quatre de nos membres de réaliser chacun une bande dessinée donnant une version comique d’une des fables de La Fontaine choisies parmi les plus connues. Trois garçons et une fille s’attelèrent à l’ouvrage : Laurent, Patrick, Luc et Isabelle.

 

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Taille réelle : 32,5 sur 50 cm.

 

Seul des quatre, Laurent obtint un résultat même si sa planche néglige encore de souligner à l’encre de chine les cadres crayonnés. Ce jeune garçon d’une quinzaine d’années connaissait déjà les trucs, les tics des BD professionnelles. Quant à Patrick et Luc ils ne se donnèrent même pas la peine de s’essayer à concevoir une première image, trop captivés qu’ils étaient sans doute à cette époque par le spectacle nocturne d’un des quartiers chauds de la vie parisienne. Et de son côté, notre Isabelle imagina dans de jolies couleurs gouachées deux ou trois petites scènes mais plus proches de la décoration que de l'imagerie narrative.

 

A cette occasion, je me rendis à l’évidence : c’était inutile de tenter la réussite d’un numéro cinq RECTO-VERSO. Mais le plus surprenant ce fut de constater que pour mes jeunes gens l’œuvre écrite par La Fontaine était destinée aux enfants mais sûrement pas aux personnes adultes. Et, visiblement, exception faite pour Luc et Isabelle, les deux autres ignoraient l’existence des romans érotiques rédigés par le fabuliste qui bénéficia longtemps de la protection de Madame de La Sablière.

 

Mes instituteurs aimaient beaucoup nous mettre en mémoire un jeu de mots permettant de se souvenir de quelques-uns de nos plus grands écrivains du grand siècle emperruqués : «Sur une Racine de La Bruyère une Corneille Boileau de La Fontaine Molière ». M’en souviens-je bien, M'sieur ?

 

Bar Zing

 

15/11/2024

Tarzanide n° 620

 

QUAND LES COLTS FUMENT ...

 

 

Si vous êtes armateur … pardon : amateur et amateur fervent des premières bandes dessinée par Morris (pseudonyme) pour son personnage principale LUCKY LUKE, préparé votre chéquier. 20 000 euros de base pour acquérir une planche de BD certifiée d’origine par CHRISTIE’S Société.

 

Bar Zing (j’insiste encore pour conserver le G final) Bar Zing dis-je ne possède aucune planche originale dans ses domiciles d’hivers. Donc ne perdez pas votre temps à venir le cambrioler.

 

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En 1983 me semble t’il Morris modifia la physionomie de son personnage en lui enlevant de la bouche son mégot de nicotine. Il le remplaça alors par une cueillette de petits gamins : un brin d’herbe sèche. En cela il fut précurseur de la bêbête loi dite Loi EVIN officielle en 1994 par laquelle la mémère et le pépère croyaient pouvoir décourager toute la jeunesse d’en venir à consommer du tabac traditionnel. Prétention perdue : les lendemains de Mai 68 allaient remplacer la simple cigarette des pauvres et des riches par tout un choix de produits stupéfiants devenus omniprésents aujourd’hui et selon l’incitation WOKE enrichissant toutes les nouvelles mafias.

 

Même Al Capone au temps de sa splendeur dans Chicago n’en espéra pas autant.

 

Bar Zing

10/11/2024

Tarzanide n° 619

 

GIL … JOURDAIN

 

 

Je vous avais préparé une critique BéDé relative à …

 

- Et alors ?

 

- Et alors l’actualité politique entendue au hasard m’a incité à changer mon sujet comme ça, à l’improviste. Paraît qu’en ce moment d’aucuns se moquent de Jordan Bardella, politicien RN, à cause de son prénom. Jordan. Jordan ? Jourdain ? Allusion à une origine juive ? Je n’en sais rien et je m’en fiche.

 

Reste que si vous faites une randonnée dans l’ancien quartier parisien des Halles vous remarquerez que les anciens étals de boucherie, de fromage ou encore de fruits et légumes tous fortement animés en nocturne sont remplacés présentement par des boutiques ouvertes de jour et commercialement juives. Quelques unes peuvent afficher Jordan ou Jourdan, je ne me souviens plus.

 

Ce dont je me souviens par contre, c’est une BD publiée autrefois publiée dans l’hebdomadaire belge SPIROU : Gil Jourdan. Celle ci était due à Maurice Tilleux dès l’année 1956. Ce jeune détective est accompagné d’un vieil inspecteur appelé Crouton, sans doute inspiré par les Dupont et Dupond présents dans l’increvable TINTIN. Et si je connus bien SPIROU du début des années 50 c’est grâce à un jeune voisin prénommé Guy et dont le papa boulanger « tenait le quartier Beaulieu  (façon de parler) » en compagnie de deux autres commerces : le boucher et l’épicerie bistro. Le boucher, célibataire et vigoureux, venait de remplacer un ancien du nom de Lecoq, anciennement présent rue Championnet. Devinez un peu : lorsque les veuves pas trop vieilles et les vieilles filles encore un peu jeunes apprirent l’arrivée de ce nouveau tueur de cochons, toutes se découvrirent soudain un appétit fou pour le gros saucisson. A tel point qu’un jour le nouveau boucher s’amusa à raconter à trois ou quatre voisins, dont mon père : Elles viendraient me réveiller la nuit pour que je leur coupe une tranche de boudin ! 

 

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Crouton

 

Jordan, Jourdan, le près adolescent que j’étais n’en était pas étonné : A ce moment là Brigitte Bardot dans « La Mariée est trop belle » jouait à exciter, en porte-jarretelles, un jeune partenaire du nom de Louis Jourdan.

 

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Bardot, prénommée Brigitte

 

Quant au prénom Gil de la BD Jourdan, il passait dans le vilain pas beau quartier des anciennes halles pour un prénom allusif à de jeunes homos … Un matin dans Paris des années 70 comme j’attendais le premier métro, trois ou quatre jeunes noctambules arrivèrent rigolant entre-eux. Bon matin m’sieur ! qu’ils me firent pendant que l’un deux dirigeait son pouce vers sa bouche comme pour gober : je m’appelle Gil, monsieur. Je suis libre.

 

Les premiers pigeons du matin commençaient de picorer sur le trottoir déserté par les semelles de tous les clients du quartier.

 

Bar Zing